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Texte de présentation
On dit toujours que la Révolution tranquille au Québec a débuté avec l'arrivée au pouvoir de Jean Lesage et de son « équipe du tonnerre », en 1960. Or, une révolution, même tranquille, ça se prépare. Le peintre Paul-Émile Borduas, 12 ans avant la Révolution tranquille, a été un avant-gardiste en réclamant la modernisation de la société québécoise.
À la tête d'un petit groupe d'artistes et d'intellectuels, les Automatistes, il signe en 1948 un manifeste qui prône des idées complètement à contre-courant des valeurs ambiantes, s'attaquant aux deux grands pouvoirs de l'époque : le gouvernement conservateur de Maurice Duplessis et l'Église catholique.
"Traditions, religion, droiture!", scande le Québec conservateur.
"Spontanéité, intuition, liberté!", répondent les automatistes.
L'affrontement ne se fera pas sans heurts...
Auteur : Ginette Beauregard, Commission scolaire de la Capitale;
Andrée-Caroline Boucher, Service national du RÉCIT du domaine des arts; Service national du RÉCIT de l'univers social
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Cette création est sous contrat Creative Commons
Image : Tableau de Paul-Émile Borduas en train de peindre, par Jérémie Giles pour son projet éducatif l'ART EST UN MIROIR, 2005.