Des vidéos sur l'expérimentation de la ligne du temps en classe!
4 vidéos au primaire et au secondaire ont été réalisées afin de documenter
les expérimentations en classe et d'observer les pratiques pédagogiques employées lors de
l’utilisation de l'application et de ses contenus.
Tensions et conflits : la guerre au terrorisme
Un nouveau scénario pédagogique traitant des conflits en Irak et en Afghanistan a été mis en ligne.
Allez dans les ressources publiques pour plus de détails ou
visualisez-le directement.
Guide pédagogique
5- Interpréter une ligne du temps
Comment analyser ou interpréter une ligne du temps? Voici quelques concepts et lunettes d’interprétation de la ligne du temps.
a) Les composantes de la ligne du temps
L’événement Un événement est un fait qui survient à un moment précis dans l’histoire. L’événement peut caractériser une rupture, le changement, la continuité en histoire. Un événement est composé :
d’un titre;
d’une date de début (et parfois d’une date de fin);
d’un texte décrivant l’événement;
d'images, de cartes, d’illustrations, de graphiques originaux ou réalisés par l'élève.
La période
Périodiser en histoire consiste à découper le temps en périodes plus ou moins longues. Les périodes se distinguent par leurs événements et visent à présenter les différentes phases de l’évolution des sociétés et civilisations. Plutôt que de se limiter à la périodisation classique (Antiquité, Moyen Âge, etc. ou Nouvelle-France, Régime anglais, etc.), nous vous proposons également une approche où l’élève doit construire sa périodisation afin d’organiser le temps. Il faut rappeler qu’une période est une construction de l’historien. Elle change en fonction de son interprétation de l’histoire, mais aussi et surtout, en fonction de son origine, de sa culture, de ses idéologies, etc. Les périodes sont des conventions créées par les historiens et elles ne peuvent être généralisées. La périodisation Moyen Âge ne s’applique pas en Amérique par exemple. Il faut donc s’approprier cet outil d’organisation et d’interprétation du temps et de l’histoire.
Le cadre spatio-temporel Le cadre spatio-temporel est le où? et le quand? des événements. Les événements se déroulent à quelle époque, pendant quelle période, sur quelle durée? Ils se déroulent dans quels pays et sur quels continents? Quelles sont les caractéristiques du territoire où ils se déroulent? Identifier le cadre spatio-temporel, c’est cerner son sujet d’étude dans le temps et dans l’espace.
Les acteurs
Les acteurs sont des individus (roi, explorateur, personnalité politique, etc.), des institutions (l’État, l’Église, les partis politiques, etc.) ou des groupes sociaux (jeunes, femmes, Amérindiens, bourgeois, ouvriers, esclaves, citoyens, etc.). Les acteurs ont des intérêts, des objectifs, des revendications, des alliés, des opposants. L’action d’un acteur est guidée par une vision du monde et de la société qui lui est propre, il faut donc en tenir compte dans notre interprétation.
Les circonstances
Les circonstances caractérisent l’époque et le lieu où se déroule un événement. Il faut prendre en considération une foule d’éléments comme les acteurs en présence, la culture ou l’idéologie de l’époque, l’enjeu, etc. Nous profitons du recul de l’histoire, mais il faut se rappeler que pour les contemporains d’une époque, il s’agit de leur présent!
Les aspects
L’histoire étudie des sociétés et des réalités sociales du passé très complexes. Pour simplifier un problème complexe, il est toujours utile de diviser son sujet d’étude. En histoire, la division habituelle est celle des aspects de société. Vous pouvez donc diviser les événements selon qu’ils sont politiques, sociaux, culturels, économiques ou technologiques. Un événement peut appartenir à plusieurs aspects, mais il possède toujours une dominante en fonction de la question problème ou de l’interprétation.
Politique : citoyenneté, parti politique, droit, etc.
Économique : industrie, énergie, travail, consommation, etc.
Social : éducation, santé, etc.
Culturel : littérature, musique, etc.
Technologique : science, médecine, etc.
b) Les lunettes d’interprétation de la ligne du temps
La lunette diachronie
La diachronie, c’est l’ordre, la séquence, la succession plus ou moins rapide des événements. Cette succession pourrait indiquer une tendance, un changement, une continuité, une orientation, une accélération dans l’histoire. On cherche à identifier l’événement qui ouvre (origine) ou qui ferme une série et à préciser la position des événements les uns par rapport aux autres. Par exemple, la mort de Duplessis annonce la venue d’une nouvelle ère au Québec.
La lunette synchronie
La synchronie, c’est la simultanéité d’événements qui sont contemporains. Ces événements peuvent être ou non du même ordre ou de même nature. Ils peuvent être annonciateurs du début d’un courant, d’un important changement ou d’une période. La synchronie nous permet d’observer des événements de l’ailleurs dans le but d’en comparer les similitudes et les différences. En prenant l’exemple des révolutions du 18e et du 19e siècle, on peut certainement se questionner sur la manière dont ces événements se sont influencés de façon réciproque et en quoi ils se distinguent.
La lunette causes et conséquences
L’histoire est une science de rétrodiction, c’est-à-dire qu’elle remonte de l’effet à la cause. En histoire, les causes et les conséquences d’un événement peuvent être multiples. Un événement peut être à la fois cause et conséquence. Grâce à la ligne du temps, on peut par exemple identifier des causes plus ou moins lointaines de la découverte de l’Amérique et par la suite soulever quelques effets directs et indirects.
La lunette périodisation La périodisation permet de déterminer si un événement appartient à une période ou non. La périodisation ne se résume pas seulement à déterminer si un événement fait partie de la tranche temporelle d’une période ou d’une autre, il faut aussi qu’il en ait les caractéristiques. De plus, il ne faut pas seulement se limiter à l’utilisation des périodes classiques (Antiquité, Moyen Âge, Nouvelle-France, Régime anglais, etc). Périodiser fait partie du travail d’interprétation de l’historien. Par exemple, même si le 20e siècle a débuté le 1er janvier 1901, plusieurs historiens s’entendent pour définir le 20e siècle historique comme étant la période entre 1914 et 1989. Dans cet exemple, le siècle comme unité de périodisation permet de souligner la comparaison entre deux périodes et d’identifier la continuité et la rupture.